Les Pulsars

Quand une étoile devient un phare cosmique

Les pulsars sont les vestiges ultracompacts d’étoiles massives. Après une supernova, leur cœur s’effondre pour former une étoile à neutrons. Ces objets minuscules tournent à une vitesse vertigineuse et possèdent un champ
magnétique colossal. Ils émettent alors des faisceaux de lumière qui balaient l’espace, semblables au rayon d’un phare cosmique. À chaque rotation, un pulsar envoie un signal vers la Terre. Nous percevons ce battement
sous forme d’impulsions régulières, d’une précision parfois comparable à celle des horloges atomiques.

Nébuleuse du vent du pulsar Vela
Nébuleuse du vent du pulsar Vela, capturée par l’observatoire Chandra

Naissance d’un pulsar : l’héritage d’une supernova

Lorsqu’une étoile massive explose, elle libère ses couches externes dans l’espace. Son cœur se contracte jusqu’à atteindre la densité inimaginable d’une étoile à neutrons. Une cuillère de cette matière pèserait des milliards de tonnes.

Si le cœur possède une forte rotation et un champ magnétique intense, les particules chargées s’y organisent en faisceaux lumineux. C’est ainsi que naît un pulsar. Sa rotation est si rapide que certains tournent des centaines de fois par seconde.

Les différents types de pulsars

Les pulsars présentent plusieurs visages. Les plus rapides sont les pulsars milliseconde. Leur rotation dépasse parfois 700 tours par seconde. Ils résultent souvent d’un transfert de matière venant d’une étoile compagne.

D’autres pulsars sont appelés pulsars jeunes. Ils sont issus de supernovas récentes. Ils tournent plus lentement, mais leur champ magnétique est bien plus puissant.

Il existe également les magnétars. Leur champ magnétique est le plus intense connu dans l’univers. Ils émettent parfois de violentes bouffées de rayons X et gamma.

Vue d'artiste d'un magnétar
Vue d’artiste d’un magnétar

Comment détecte-t-on un pulsar ?

Les pulsars ne sont pas visibles comme des étoiles classiques. Leur lumière est concentrée en faisceaux étroits qui tournent à grande vitesse. Lorsque ces faisceaux croisent la Terre, les radiotélescopes enregistrent une impulsion, comme le flash régulier d’un phare tournant dans la nuit cosmique.

Ces impulsions sont d’une stabilité remarquable. Certaines rivalisent même avec la précision des horloges atomiques. Grâce à cette régularité, les pulsars servent d’outils uniques pour mesurer les phénomènes les plus subtils du cosmos.

Les astronomes s’en servent pour cartographier notre galaxie, détecter les variations de densité du milieu interstellaire, et même traquer les ondes gravitationnelles de basse fréquence grâce aux réseaux de pulsars synchronisés. Étudier ces étoiles mortes revient à utiliser des balises naturelles, installées aux quatre coins de la Voie lactée, pour lire les infimes déformations de l’espace-temps.

Le pulsar du Crabe : le cœur battant d’une étoile morte

Pulsar du Crabe observé par Chandra
Le pulsar du Crabe vu par l’observatoire Chandra

Le pulsar du Crabe se trouve au cœur de la célèbre nébuleuse M1, vestige d’une supernova observée par les astronomes en l’an 1054. Cet objet compact tourne à environ 30 fois par seconde et envoie des impulsions régulières en radio, en lumière visible et en rayons X.

Son énergie colossale alimente toute la nébuleuse autour de lui, illuminant ses filaments de gaz en expansion. Aujourd’hui encore, il figure parmi les pulsars les plus étudiés : un véritable laboratoire naturel pour sonder la physique extrême des étoiles effondrées.

Les pulsars milliseconde : les horloges du cosmos

Les pulsars milliseconde sont les plus rapides connus. Leur rotation est si stable qu’ils servent d’horloges naturelles. Certains varient moins qu’une horloge atomique sur plusieurs années.

Ces pulsars jouent un rôle crucial pour tester la relativité générale. Ils permettent aussi de détecter de possibles ondes gravitationnelles issues de mouvements lointains.

Les pulsars comme outils scientifiques

Les impulsions des pulsars traversent le gaz interstellaire. Ce gaz modifie légèrement leur signal. Les scientifiques analysent ces variations pour mesurer la densité de la matière entre les étoiles.

Les pulsars permettent aussi d’étudier les champs magnétiques galactiques, la distribution de la matière noire et l’évolution des supernovas. Ils sont des sondes naturelles, envoyées par le cosmos lui-même.

Le saviez-vous ?

  • Un pulsar peut mesurer à peine 20 kilomètres de diamètre.
  • Les magnétars possèdent un champ magnétique un million de milliards de fois plus fort que celui de la Terre.
  • Le pulsar le plus rapide connu tourne à 716 tours par seconde.
  • Les pulsars servent à détecter des ondes gravitationnelles de très basse fréquence.
  • Certains pulsars changent soudainement de rythme : un phénomène appelé « glitch ».

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