Les Quasars
Qu’est-ce qu’un quasar ? Les phares des confins
Dans les profondeurs du cosmos, certains objets brillent plus fort que des milliers de galaxies. Ce sont les quasars, des phares cosmiques visibles à des milliards d’années-lumière. Malgré leur éclat démesuré, ils ne sont pas des étoiles. Ils sont les cœurs actifs de jeunes galaxies, alimentés par des trous noirs supermassifs.
Lorsque ces monstres gravitationnels attirent du gaz, celui-ci s’échauffe et forme un disque d’accrétion. La matière y tourne presque à la vitesse de la lumière. Elle libère alors une énergie colossale, visible à travers tout l’univers.
Ainsi, un quasar n’est pas une source de lumière ordinaire. Il est le signe qu’une galaxie entière est en pleine transformation.
Comment naît la lumière d’un quasar ?
Le moteur d’un quasar repose sur un trou noir supermassif. Quand une grande quantité de gaz tombe vers lui, la matière se comprime et s’échauffe à des millions de degrés. Ce processus, appelé accrétion, libère une puissance colossale — bien supérieure à celle d’une étoile normale.
Le disque d’accrétion se transforme alors en un four gigantesque. Il émet des rayons X, des ultraviolets et même des ondes radio, produisant une luminosité si intense qu’elle peut dépasser celle de toute une galaxie. C’est cette lumière extrême qui permet de repérer les quasars, même lorsqu’ils se trouvent à des dizaines de milliards d’années-lumière.
Fait étonnant : la puissance du quasar dépend directement du rythme auquel la matière tombe dans le disque. Plus la matière se précipite vers le trou noir, plus l’objet devient brillant. Certains quasars fluctuent ainsi comme des phares cosmiques, changeant d’intensité au fil des mois ou des années.
Parfois, une partie du gaz spirale si violemment que les lignes de champ magnétique s’enroulent et forment des jets relativistes. Ces jets d’énergie, lancés presque à la vitesse de la lumière, s’étendent bien au-delà de la galaxie mère et sculptent même l’espace intergalactique. Ils comptent parmi les phénomènes les plus impressionnants jamais observés.
Un regard dans le passé de l’univers
Les quasars sont si éloignés que leur lumière met des milliards d’années à nous atteindre. En les observant, nous voyons l’univers tel qu’il était peu après sa naissance. Ils sont des fenêtres vers le passé cosmique.
Les scientifiques utilisent ces objets pour comprendre la formation des premières galaxies. Ils révèlent aussi comment les trous noirs ont grandi si vite dans les débuts du cosmos.
Les différents types de quasars
Les quasars se présentent sous plusieurs formes, selon l’orientation de leurs jets, leur activité ou leur énergie. Certains émettent une grande quantité d’ondes radio : on les appelle les quasars radio-brillants. Leur puissance provient généralement de jets relativistes capables de traverser toute leur galaxie hôte.
D’autres quasars se montrent bien plus discrets dans cette gamme. Ce sont les quasars radio-quiet. Malgré leur nom, ils restent tout aussi lumineux dans la lumière visible et ultraviolette. Ils représentent même la majorité des quasars connus.
Enfin, une catégorie se distingue par une violence extrême : les blazars. Leurs jets sont presque alignés avec la direction de la Terre. Cette orientation agit comme un amplificateur naturel, rendant leur lumière plus intense et très variable. Certaines fluctuations apparaissent en quelques heures seulement, offrant un aperçu direct des phénomènes proches du trou noir central.
Les quasars et l’évolution des galaxies
Un quasar ne se contente pas de briller. Il influence profondément sa galaxie hôte. Son énergie chauffe le gaz environnant et peut ralentir la formation des étoiles. Les vents puissants qu’il émet chassent parfois la matière à des vitesses vertigineuses.
Ce phénomène, appelé rétroaction active, joue un rôle essentiel dans l’évolution des galaxies. Les quasars modèlent la structure future de leur système, régulent la quantité de gaz disponible et façonnent l’apparition des générations stellaires suivantes.
Ainsi, un quasar est une étape cruciale de la vie d’une galaxie. Il agit comme un architecte invisible, sculptant son destin sur des millions d’années.
Le quasar ULAS J1342+0928 : une lumière née dans l’aube cosmique
ULAS J1342+0928 est l’un des quasars les plus lointains jamais observés. Sa lumière a voyagé plus de 13,1 milliards d’années avant d’atteindre la Terre. Cela signifie qu’il brille depuis une époque où l’univers n’avait que 690 millions d’années, en plein cœur de son enfance cosmique.
Son trou noir supermassif possède une masse vertigineuse d’environ 800 millions de Soleils. Une telle croissance, en un temps aussi court après le Big Bang, défie encore les modèles actuels. Les chercheurs tentent d’expliquer comment un monstre de cette ampleur a pu émerger si tôt dans l’histoire cosmique.
ULAS J1342+0928 joue aussi un rôle crucial dans l’étude de la réionisation, une période où la lumière des premières étoiles et galaxies a dissipé la brume d’hydrogène neutre qui emplissait l’univers. Observer ce quasar revient à sonder directement l’aube cosmique, un moment où se formaient les toutes premières structures de l’espace.
Les quasars comme outils scientifiques
Les quasars sont de véritables balises qui illuminent l’histoire de l’univers. Leur lumière traverse des nuages de gaz intergalactique très anciens. Ces nuages absorbent certaines longueurs d’ondes et laissent des empreintes chimiques dans le spectre.
Grâce à ces signatures, les scientifiques déterminent la composition du gaz à différentes époques. Ils mesurent la présence d’éléments comme l’hydrogène, le carbone ou l’oxygène. Ces données permettent de reconstruire l’évolution chimique du cosmos après le Big Bang.
Les quasars servent aussi à tester les grandes théories physiques. Leur lumière peut révéler la présence de matière noire, la structure du vide intergalactique, ou les variations du taux d’expansion de l’univers. Chaque observation ajoute une pièce au puzzle cosmique.
Le saviez-vous ?
- Un quasar peut briller autant que 1 000 galaxies réunies.
- Le mot “quasar” vient de “quasi-stellar object”.
- Les quasars les plus lumineux dépassent 100 000 milliards de fois la luminosité du Soleil.
- Le quasar 3C 273 fut le premier identifié, en 1963.
- Les blazars sont des quasars dont le jet pointe presque vers la Terre.

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